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Pour jalonner le temps de la vie, il faut des temps un peu plus forts, un peu plus marquants… Baptêmes, mariages, anniversaires sont ces repères…
Et puis, après ces « temps extraordinaires », reviennent ces « temps ordinaires » du quotidien.
Eh bien, notre vie de chrétiens connait les mêmes rythmes… Noël, Pâques, Pentecôte… Comme si le rythme du passage terrestre de notre Seigneur venait y trouver sens : naissance, mort et résurrection, don de l’Esprit…
Et après, que reste-t-il ?
Depuis près de 2000 ans, maintenant, nous sommes entrés dans le temps ordinaire de la vie de l’Eglise.
Le temps ordinaire… Un temps avec ses « hauts et ses bas ». Dès les lendemains de Pentecôte, les apôtres vont être confrontés aux premières contradictions, aux premières remises en cause de leur foi… Les premiers disciples vont être soumis aux rejets jusque dans les persécutions… Et pourtant, malgré tout cela, ils vont exister, ils vont persévérer, ils vont étonner…
Leur vie est-elle extraordinaire ? Voilà ce qu’en dit un auteur anonyme écrivant à son ami Diognète dans les années 200 :
Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les coutumes… Leur genre de vie n’a rien de singulier… Ils s’acquittent de tous leurs devoirs de citoyens… Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants… En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde… Le poste que Dieu leur a fixé est si beau qu’il ne leur est pas permis de déserter.
Et depuis ce jour extraordinaire de Pentecôte où commença le temps ordinaire de l’Eglise, il en est ainsi !
Mais nous, aujourd’hui ?
C’est à nous qu’il appartient désormais de le vivre jour après jour.
Le livre des Fragilités et des Merveilles de notre paroisse – disponible à la lecture dans chacune de nos églises – apparaît comme une « image extraordinaire » d’une « présence ordinaire » de l’Esprit de Dieu à l’œuvre au cœur même de notre monde.
Ces témoignages de la vie ordinaire sont comme une interpellation faite à chacun de nous pour aller plus loin encore sous le souffle de l’Esprit de Dieu.
C’est à chacun de nous qu’il appartient de poser un « regard positif » sur ceux qui nous entourent, sur les évènements de la vie, sur ces difficultés qui, quelquefois, passé le temps de l’abattement, peuvent nous faire grandir dans la foi…
C’est cela le temps ordinaire… Tout ne peut pas être fête… Mais, pour peu que nous mettions Dieu dans le coup, tout conduit à un dépassement, à un changement profond de notre être, à une conversion…
Alors, semaine après semaine, ne ratons pas ce « partage extraordinaire » de l’Eucharistie où « dans le pain et le vin, fruits de la terre, du travail, de la vie des hommes » tout prend son sens !
Alors,
L’ordinaire devient extraordinaire !
Y croyons-nous ?
Gérard JUBERT,
diacre permanent
 
Quels que soient leur âge, leur origine, leurs activités et engagements, des hommes et des femmes de tous âges recherchent une présence et une participation actives dans la société et dans l'Eglise.
Des millions d'hommes et de femmes contribuent au progrès social, au développement de la santé, de l'éducation et de la culture. Beaucoup s'engagent pour la justice, créent des structures de coopération ou interrogent le monde devant la nouveauté radicale de certaines questions: rapports avec le tiers monde, questions de bioéthique... La quête morale et spirituelle est l'oeuvre de tous ceux qui prennent à coeur l'avenir de l'humanité.
Reconnaissons qu’il n’est pas besoin d’être chrétien pour agir avec de belles valeurs humaines : fidélité, respect, loyauté, engagement, générosité et sincérité… Elles ne sont pas l’apanage des seuls chrétiens.
« Elle s’appelait J, c’est par amitié que je suis allée la voir à la maison de retraite… Elle était devenue aveugle...Elle me parlait de son jardin. Elle était très croyante. Je ne pouvais pas la quitter. J’ai attendu sa mort avant de laisser l’aumônerie ». Un accompagnement de 13 ans.
Il m’est donné dans mon ministère presbytéral d’accompagnement de personnes retraitées, malades, handicapées ou de couples d’en apercevoir les fruits. Notamment lorsque, après des mois de « mort » à soi, d’enfouissement et de patience, surgissent par eux, autour d’eux, des fruits de pardon, de respect, d’amour, de confiance, de sagesse …
Comme chacun de nous, en lisant et relisant le LIVRE DES FRAGILITES ET DES MERVEILLES de la paroisse, j’ai été frappé que personnellement, ou en équipe, ou ensemble, nous avons reconnu et dénoncé les situations de fragilité qui nous entourent, nous avons exprimé comment nous avons rencontré ces personnes, individuellement ou au sein d’organisations, pour tisser quelques liens. Des témoignages d’entraide et de partage ont pu être recueillis.
Au plan local, départemental ou plus large, nous constatons que les gens ne baissent pas les bras. Ils s’informent, consultent, puis se regroupent afin de poursuivre la réflexion et d’établir des projets, pour agir en commun en fonction de l’avenir.
En ce temps de Pentecôte, nous nous souvenons que l’Esprit se manifeste de bien des manières. Les Apôtres eux-mêmes en ont été bouleversés en profondeur. L’Esprit Saint demeure toujours présent sur nos routes humaines.
Chrétiens, chrétiennes, quelle que soit notre situation, mettons-nous docilement à son écoute. Libre à son égard, seul(e) ou/et avec d’autres, apprenons à discerner ce qui est bien pour l’homme, pour nous et nos frères d’aujourd’hui.
C’est une réelle chance et grâce de profiter du temps qui nous est donné pour regarder le chemin parcouru et de pouvoir s’impliquer plus abondamment dans des voies nouvelles…
Et pourquoi pas, dans le même temps et ne s’imposant pas, être des « Barnabés » comme nous l’a rappelé le père Régis ? (éditorial - N°10)
Père Henri GIRARDIN,
prêtre coopérateur
à la paroisse St Vincent des Vignes
 
La première lecture de la messe du dimanche 6 mai nous parle de Barnabé... Barnabé, un personnage de l’Église naissante dont on parle peu… Et pourtant, c’est un homme qui a joué un rôle très important dans la première communauté chrétienne.
Originaire de Chypre, sur la Méditerranée orientale, il était nourri à la fois de culture juive et de culture grecque, ce qui lui a permis plus facilement d’entrer en contact avec les gens du pourtour de la Méditerranée qui n’avaient jamais entendu parler de Dieu et de Jésus. Barnabé va être un homme d’écoute qui voit clair, et qui sait comment aider les gens à aller de l’avant.
Et Barnabé, c’est surtout le parrain de St Paul : quand Paul, après sa conversion inattendue, se présente devant les apôtres, ceux-ci commencent par se méfier... Et on les comprend un peu ! Comment un homme qui, jusqu’ici, au nom d’une foi juive intransigeante, mettait en prison les chrétiens se met-il soudainement à vouloir annoncer l’Évangile ? Eh bien, Barnabé, lui, va accueillir Paul, il va écouter avec sérieux son témoignage, et il va discerner dans l’attitude de Paul non pas une manœuvre pour tromper les chrétiens mais un fruit véritable de l’Esprit-Saint qui a changé son cœur.
Barnabé va alors introduire Paul dans la communauté des disciples de Jésus. Tous deux seront ensuite du premier voyage apostolique autour de la Méditerranée. Et puis, plus tard, viendra le jour où les deux hommes vont se séparer: Barnabé va s’effacer tandis que Paul va prendre de l’assurance dans sa mission d’apôtre, se laissant animer par l’Esprit-Saint...
Tout cela nous invite à penser aux "Barnabés" qui ont marqué notre existence, à tous ces gens qui nous ont aidés personnellement à grandir dans la foi... Ce sont des parents, un parrain ou une marraine de baptême ou de confirmation, une personne qui a croisé le chemin de notre vie, bref un témoin tout simple de la foi qui représente pour nous un modèle, quelqu’un qui nous a écoutés, qui nous a peut-être soutenus. Ce Barnabé-là a joué son rôle parce qu’il a su ne pas se mettre en avant, mais tourner notre regard vers le Christ en qui il puisait son dynamisme missionnaire.
S’il n’y avait pas eu ce parrain, nous n’aurions peut-être jamais entendu Jésus nous dire : “Moi je suis la Vigne, et vous êtes les sarments.”
On peut même ajouter que cette personne qui nous a parrainés, a contribué à nous relier à Jésus-Christ comme le sarment qui doit être relié au cep de vigne s’il ne veut pas se dessécher...
Car pour avoir une foi bien vivante, l’essentiel, c’est de se relier à Jésus-Christ et à son Eglise... Le danger, c’est de chercher à rejoindre Dieu tout seul, à se faire sa petite religion à soi, sans être gêné par les autres, sans avoir besoin d’eux, sans se soucier de leurs besoins...
On est alors dans l’erreur car l’annonce de l’Évangile, cela a toujours été une affaire de communion, une communion qui prend sa source dans ce que Dieu est lui-même : la communion de trois personnes, le Père, le Fils, réunis par le souffle d’amour de l’Esprit-Saint... Les exemples de communion ne manquent pas : voyez Barnabé soucieux que Paul soit accueilli par les chrétiens de Jérusalem ; voyez, chez nous, le travail tenace accompli depuis une dizaine d’années pour que nos communautés chrétiennes apprennent à témoigner ensemble de l’Évangile... Et puis, voyons toutes les initiatives des uns ou des autres pour rester en dialogue avec d’autres chrétiens qui n’ont pas toujours les mêmes points de vue mais qui partagent la même foi en Jésus-Christ et qui puisent dans sa Parole la même sève pour animer leur vie de chrétiens.
Plus largement, dans notre pays, apprendre à s’accepter et s’estimer différents, c’est d’ailleurs une exigence de la vie en société à ne pas perdre de vue, au sortir d’une campagne électorale qui a accentué les divisions.
A nous donc de choisir à qui nous allons relier notre vie pour porter du fruit : vers le Christ ou seulement vers nous-mêmes ? Et enfin, dîtes-moi, pourquoi ne serions-nous pas, nous aussi, des "Barnabés", c’est-à dire des gens qui donnent envie à d’autres de connaître Jésus et qui les aident à se relier à Lui ?
Père Régis
 
Lorsque nous ouvrons les Évangiles, nous constatons que Jésus aimait bien manger et boire, en compagnie aussi bien de ses amis que de gens peu fréquentables, au point que ses adversaires l’ont traité d’ivrogne et de glouton. La tradition du repas pris ensemble court à travers toute la Bible. L’une des images du paradis donné par Dieu consiste en un repas où l’on sert des viandes grasses et des vins capiteux. Pour manifester son amitié à ses fidèles, Dieu fait table ouverte.
Le Fils de Dieu lui-même n’a pas dérogé à la tradition. Le premier signe que Jésus accomplit est donné à Cana où l’eau est changée en vin sous la douce persuasion de Marie, ce vin qui annonce le sang de la croix et le vin de nos eucharisties. Le testament de Jésus sera donné au cours de son dernier repas. Là, dans la fraction du pain, il laissera sa présence réelle partagée ; là, dans la coupe versée, il livrera le témoignage suprême d’une vie donnée. Il nous demande de refaire, ou plutôt de revivre, ces gestes en mémoire de lui.
Le soir de Pâques, premier dimanche, les deux disciples d’Emmaüs ont reconnu leur maître à la fraction du pain. Les Actes des Apôtres nous rapportent que les disciples de Jésus « étaient fidèles à écouter l’enseignement des apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières ». (Actes des apôtres 2, 42)
« Faites cela en mémoire de moi »
Depuis près de 2000 ans, les chrétiens se retrouvent fidèlement chaque dimanche pour écouter la Parole de Dieu et se nourrir de l’Eucharistie. Ce n’est pas une obligation, mais une nécessité. C’est pourquoi, dès le plus jeune âge, la catéchèse est creuset d’initiation à la messe dominicale. Les évêques, dans leur « Lettre aux catholiques de France », nous ont rappelé que l’Eucharistie dominicale est le lieu le plus sûr d’apprentissage de la vie chrétienne : « La transmission du message et le service de l’humanité culminent dans la célébration liturgique au cours de laquelle la communauté reçoit la Parole de son Seigneur et prie pour le Salut du monde. »
L’Eucharistie, source de fraternité.
Dans un monde marqué par le besoin de produire et de gagner toujours plus, l’Eucharistie nous fait entrer dans un chemin de libération et d’humanisation, dans un chemin de fraternité : celui qui consiste à offrir, en donnant pour que toutes personnes puissent vivre dignement, et à remercier l’Auteur de la vie.
L’Eucharistie, par la vie livrée de Jésus, nous rend solidaires de toute l’humanité. Nous ne pouvons nous dire unis au Christ, accueillir le don de sa vie dans le pain partagé, et nous mettre à distance des hommes et des femmes étrangers, malades, défigurés ou blessés par la vie.
Chaque fois que nous célébrons ensemble l’Eucharistie, nous sommes provoqués à orienter notre vie pour qu’elle devienne de plus en plus offrande à Dieu et aux autres. Le théologien Michel Rondet dit : « Ce que nous célébrons ensemble ne nous appelle pas d’abord au recueillement ou à l’adoration, mais à une conversion qui vient du plus profond de nous-mêmes et transforme nos relations avec nos frères. »
Tous ensemble, nous pouvons devenir une force d’amour qui se répand autour de nous comme le levain dans la pâte.
Par l’Eucharistie, la fraternité n’est pas un vain mot. Elle en est la source et la réalisation. Réalisée dans le don de sa vie que le Christ fait pour la multitude, elle peut gagner le cœur de tous les hommes.
Bon appétit eucharistique !
J.P. BIRAUD
Diacre permanent
à la paroisse St Vincent des Vignes
 

En 1984, le pape Jean-Paul II invitait des jeunes à se rassembler à Rome. Ce fut un succès. La deuxième année, ils étaient environ 300 000 : « Je vous confie la croix du Christ ». Il ne perdit pas de temps, il invita les évêques à rencontrer les jeunes de leur diocèse et à se rassembler le même jour, chaque année le jour des Rameaux. En même temps, le pape Jean-Paul II invitait les jeunes, tous les 2-3 ans, à un rassemblement international : J.M.J., « Journée Mondiale de la Jeunesse ».
Cet été, en août 2011, son successeur notre pape Benoît XVI invitait à sa suite tous les jeunes du monde entier à Madrid, sur le thème : « Enracinés et fondés dans le Christ, affermis dans la foi. » (Col 2,7). Vous avez d’ailleurs été nombreux à les soutenir par votre prière et même matériellement. Aussi, notre évêque Monseigneur Jean Paul JAMES a invité plusieurs fois les jeunes de notre diocèse à se rassembler pour participer à des catéchèses, des rassemblements, notamment HAPPY DAY qui se vivra pour la 3ème fois sur notre diocèse les 2 et 3 juin prochains !
Cette année, une autre proposition a été faite : Benoît XVI invitait chaque communauté à unir sa prière à l’attention des jeunes le jour des Rameaux. Se rassembler ou prier simplement pour les jeunes. Le pape a donné la Parole de Saint Paul aux Philippiens, aux jeunes pour approfondir leur relation avec Dieu : « Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous. »
« L'Eglise a tant de choses à dire aux jeunes et les jeunes ont tant de choses à dire à l'Eglise. » Bienheureux Jean-Paul II
Eh bien une fois encore, les jeunes du vignoble ont été appelés à se rassembler pour ces traditionnelles rencontres des Rameaux les 31 mars et 1er avril ! Avec les nombreuses sollicitations culturelles et sportives, ce ne fut pas facile pour un certain nombre d’entre eux, de choisir d’être présent.
Il est important que nos communautés chrétiennes sachent ce qui s’est passé ce week-end des Rameaux :
- Dès le samedi après-midi, au collège Notre Dame, 50 jeunes de 3ème de tout le vignoble qui se préparent à la confirmation ont réfléchi sur les signes de la confirmation. Ils ont été rejoints le soir par leurs aînés, lycéens, étudiants et jeunes professionnels, qui les ont accompagnés pour vivre ensemble à l’église du Loroux une veillée de louange et de réconciliation.
- En soirée, les confirmands ont été accueillis dans des familles (quelques paroissiens ont été sollicités) pour vivre l’expérience des premières communautés chrétiennes, par la communion fraternelle et le partage de la prière : merci à tous ceux qui ont donné ce simple mais si beau témoignage de l’accueil.
Le lendemain matin, au lycée de Briacé, tous les jeunes du vignoble, collégiens, lycéens, étudiants et jeunes pros se sont retrouvés pour une marche vers Jérusalem (pardon, vers les salles de la Tannerie !), puis pour un pique-nique convivial et des animations par niveau en début d’après midi.
Cette journée s’est clôturée par la bénédiction des rameaux à la Tannerie, avec une dernière ascension (avec notre ânesse Litra) vers l’église pour célébrer, tous ensemble avec les familles et les paroissiens qui nous ont rejoints, la messe animée par les jeunes.
Cette belle fête, déjà annonciatrice de la joie de Pâques qui nous anime maintenant souligne notre responsabilité de chrétiens adultes vis-à-vis des jeunes :
Tout au long de l’année, parents, grands-parents, prenons le temps de les accompagner, de les aider à faire des choix, à prier pour eux et avec eux. Osons poser des actes courageux de chrétiens enracinés dans le Christ ! Osons leur montrer l’exemple comme aînés dans la foi, ils en ont besoin !
François VISSUZAINE,
diacre permanent,
Pastorale des jeunes - zone du vignoble
 
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