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Depuis quelques semaines, les problèmes politiques et économiques sont souvent évoqués dans les médias avec la crise financière et à l’approche des élections présidentielles. Le monde bouge, et il n’est pas sans nous inquiéter. Notre vie quotidienne va s’en trouver affectée d’une façon ou d’une autre, et sans doute conduite à plus de modération.
Les évêques de France en sont conscients. Et, à quelques mois des élections dans notre pays, ils ont publié un message important pour que, disent-ils, “le désir du bien de tous domine dans nos choix et dans ceux de nos concitoyens”.
Qui d’entre nous connaît ce message ? Le journal télévisé, les journaux quotidiens et les revues hebdomadaires en ont peu parlé. Et pourtant, ce message peut éclairer notre réflexion, nos débats et nos choix à venir pour un meilleur service du frère.
Il attire notre attention sur treize éléments de discernement, éléments que les évêques introduisent par ces mots : “De sa contemplation du Christ, l’Eglise tire une vision cohérente de la personne en toutes ses dimensions, inséparables les unes des autres. Cette vision peut servir de guide et de mesure aux projets qu’une société doit se donner”. Nous aurons à revenir sur ce message.
Mais, dès maintenant, et pour préparer la journée nationale du Secours Catholique qui aura lieu le 20 novembre prochain, je veux citer ces quelques mots du message concernant l’économie et la justice : “ L’objectif de toute politique économique doit être d’offrir à tous ceux qui se présentent, et en particulier aux jeunes, une perspective de travail et une véritable préparation à l’emploi”.
Les jeunes sont nommément cités, car aujourd’hui c’est un problème majeur. Le Secours Catholique, lui aussi, met l’accent cette année sur la précarité des jeunes. La délégation de Loire-Atlantique, dans son bilan annuel, porte son regard sur cette précarité. D’après ce bilan, les jeunes représentent dans notre département la moitié des personnes pauvres. En avons-nous conscience ? Et “ce chiffre est reparti à la hausse ces dernières années”, dit ce bilan.
Le Secours Catholique ne peut rester insensible à cette situation, d’autant que son action s’enracine dans la foi en l’homme et les valeurs évangéliques. “J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez recueilli, nu, et vous m’avez vêtu, malade, et vous m’avez visité, en prison, et vous êtes venus à moi...”(Matthieu 25, 35-46). C’est le service du frère qui est premier.
Par les équipes locales de nos paroisses, le Secours Catholique veut être présent dans les pôles de solidarité existants pour se mettre au service de ces jeunes.
Le Secours Catholique sera aussi acteur et moteur d’une démarche que l’Eglise de France met en route pour que l’Eglise soit toujours servante des pauvres, qui sont nos frères. Cette démarche s’appelle “Diaconia 2013-Servons la fraternité”. Ce bulletin vous en donne le sens ci-dessous.
Ouvrons déjà notre coeur à ces appels du frère. C’est le Christ Jésus qui nous appelle.
P. Gérard LEBOT
 

Quand on parle de pèlerinage pour les Gens du Voyage, vous pensez certainement aussitôt aux Saintes Maries de la Mer. Mais celui de Lourdes est très fréquenté aussi.
Beaucoup de voyageurs ont une grande dévotion à l’un ou l’autre saint. Quelques familles se sont rendues en mai aux Saintes Maries de la mer pour le rassemblement annuel des voyageurs. Ils vénèrent les Saintes Marie, Jacobé et Marie Salomé, et tout particulièrement Sainte Sara en qu’ils se reconnaissent. Mais, en raison de la distance et du coût du voyage, ce déplacement reste un rêve pour beaucoup de familles.
Aussi, les aumôneries catholiques des gens du voyage organisent deux ou trois pèlerinages dans l’année en dehors de ces grands pèlerinages à Lourdes ou aux Saintes Maries de la Mer.
Chaque diocèse dans l’ouest, dont nous faisons partie, se regroupe en province et propose régulièrement des temps de récollection. Chaque année, des pèlerinages sont donc organisés au niveau provincial, à Ste Anne la Palud, Notre Dame des Gardes, Talmont St Hilaire…
L’équipe qui organise se charge de trouver un terrain d’accueil avec l’accord de la municipalité ou de la préfecture. Chaque famille arrive avec sa caravane, chacun cherche une place sur le terrain. On dénombre parfois jusqu’à 50 caravanes. L’équipe de l’aumônerie constituée d’une dizaine de personnes s’installe au milieu d’eux, sous une tonnelle ou dans une caravane prêtée pour l’occasion. Quelquefois nous avons un chapiteau fourni par les voyageurs. On s’installe pour une semaine environ.
Le pèlerinage est un point fort de l’expression religieuse des voyageurs : temps de formation, de prière, mais aussi de rencontres et de retrouvailles entre les familles. En pèlerinage, ils se sentent chez eux et entre eux.
Dans la journée, les voyageurs essaient de trouver du travail aux alentours (marché, ravalement des façades, nettoyage des toitures…)
Le matin, l’équipe d’aumônerie s’occupe des enfants, qui sont très demandeurs, pour faire du catéchisme : on leur lit des histoires de la Bible et du Nouveau Testament, on les fait dessiner et on leur propose des bricolages autour des thèmes abordés…Une grande part de l’enseignement passe par l’oralité. Le soir, ce sont les adultes et les adolescents qui viennent pour un temps de prière, de réflexion, d’enseignement et de partage.
Ce temps fort est très apprécié par les voyageurs et nous découvrons de leur part une profonde connaissance de la valeur de l’Evangile qu’ils vivent dans leur culture.
Lors de ces rencontres, une ambiance conviviale règne sur le terrain dans une atmosphère familiale. Chacun en repart avec beaucoup d’enthousiasme dans l’attente du prochain pèlerinage.

 

Gérard Randriamanantsoa
Diacre permanent à la paroisse St Vincent des Vignes
Membre de l’équipe diocésaine de l’aumônerie des Gens de Voyage
 
L’Eglise tente depuis toujours d’apporter soin et réconfort aux personnes qui souffrent. Elle a créé les premiers hôpitaux souvent appelés « Hôtel Dieu ». Ces hôpitaux accueillaient les indigents et les pèlerins. Pendant longtemps, l’Eglise a été la seule à accomplir cette mission auprès des pauvres et des malades. Aujourd’hui, elle est présente dans les hôpitaux à travers les aumôneries, et les équipes de bénévoles du SEM (service évangélique des malades et des personnes âgées).
Une attention à la santé de toute personne…
La mission de la pastorale de la santé est d’assurer une présence d’Eglise auprès des personnes malades et des personnels soignants. En allant à la rencontre de l’autre, souffrant, malade, âgé, isolé et ou handicapé, nous privilégions l’attention à la personne : « J’étais malade et vous m’avez visité ». C’est au « visité » que le Christ s’identifie et non au visiteur.
… qui se manifeste par une présence…
Aller à la rencontre de l’autre, le visiter, se faire proche de lui, prendre le temps de l’écouter et rompre sa solitude c’est là un « ministère de la présence ».
C’est par une présence à tous, et faisant partie de la même humanité, que nous voulons rejoindre les personnes loin de l’Eglise et qui n’ont pas de passé chrétien. Nous croyons que le Christ est sauveur du monde y compris du monde indifférent aux religions, mais marqué par la maladie, le handicap, la solitude, le doute, l’inquiétude de son avenir.
Une présence… par une visite, par la rencontre de la personne visitée. Il me faut apprendre à m’approcher de l’autre différent de moi par son histoire, sa culture, son mode relationnel, et peut être sa foi religieuse.
Cette visite portera du fruit dans la mesure où je serai patient, disponible, discret, respectueux et à l’écoute. C’est dans la relation d’une vraie rencontre humaine que se fera le terreau d’une demande plus religieuse, voire sacramentelle.
Il est important de noter que la démarche de visiter les personnes malades et ou âgées se fait en lien avec la paroisse qui m’envoie au nom du Christ ; ce n’est pas de ma propre initiative.
La rencontre et le « prendre soin de l’autre » sont devenus le premier sacrement, « le sacrement du frère », c’est à dire le lieu qui révèle un Dieu qui se fait proche et qui nous donne les uns aux autres.
«L’exemple du Christ Bon Samaritain doit inspirer l’attitude du croyant, le poussant à devenir le prochain de ses frères et de ses sœurs qui souffrent, à travers le respect, la compréhension, l’acceptation, la tendresse, la compassion, la gratuité. » (Jean-Paul II)
Cette mission est portée par toute une équipe, qu’elle soit paroissiale ou d’aumônerie.
Les équipes d’aumônerie et du service évangélique des malades et personnes âgées de la paroisse St Barthélemy se retrouvent pour réfléchir sur ce thème : « Rejoindre les personnes loin de l’Eglise et qui n’ont pas de passé chrétien ». A la paroisse St Vincent des Vignes, une rencontre est prévue pour réfléchir sur le vieillissement avec les personnes qui portent la communion. Une attention aux personnes visitées sera développée. Les différents services de la Pastorale de la santé de la paroisse sont invités.
Une présence qui se donne les moyens.
Mgr Guyard remarque : « Désormais, dans les hôpitaux, on rencontre des équipes d’aumônerie constituées de personnes qui se forment pour qualifier leurs rencontres avec les malades. La bonne volonté ne suffit pas. On peut faire des erreurs quand on ne sait pas s’adresser à un malade. La rencontre du malade est toujours le renvoi à soi-même, d’où un risque de réflexe de défense dans la façon de l’aborder. Le travail en équipe est le résultat de la prise au sérieux de cette rencontre ».
Différentes formations sont proposées, soit par le diocèse (formation initiale et formation continue), soit par la paroisse dans un avenir proche (porter la communion).
Le prochain rendez-vous pour nos communautés paroissiales est le dimanche de la santé. C’est une journée mondiale des malades instituée par Jean-Paul II au plus près de la fête de Notre Dame de Lourdes. Cette année, ce sera le 12 février où les communautés paroissiales sont invitées lors de leurs célébrations à avoir une attention particulière aux malades, accompagnants et personnels soignants.
Odile Aubron responsable de la pastorale santé
à la paroisse St Barthélémy entre Loire et Divatte
 
Nous étions 41 jeunes du vignoble nantais à prendre part à cette formidable aventure que constituent les Journées mondiales de la Jeunesse se déroulant cet été à Madrid.
Nous avions chacun de nous mille espérances et mille désirs : pour beaucoup, les JMJ devaient être une sorte de tremplin, un envol, un nouveau souffle dans notre vie de chrétien. Finalement, nous avons été bien plus que comblés, et c’est avec espérance que nous reprenons nos chemins respectifs après cette halte désaltérante.
L’enracinement et les fondations en Christ, nous avons pu les mesurer au quotidien pendant ces 10 jours. D’une part, à travers les moments de fraternité et de partage au sein du groupe "vignoble" : malgré la fatigue (5 heures de sommeil par nuit !), la chaleur, les soucis de santé…, nous avons réussi à former un vrai groupe et pu faire l’expérience d’une vie de partage, dans l’unité et la joie (chanter à toute voix ressuscito sous la pluie fut un moment fort !). Le séjour de 4 jours à la Corogne avec le diocèse de Nantes était l’occasion de découvrir la culture espagnole, de se rapprocher, et de préparer spirituellement les festivités madrilènes. Nous avons par ailleurs pu échanger avec les paroissiens de la Corogne. C’était pour nous une manière concrète d’appréhender l’universalité de l’Église, de voir que les diversités pouvaient être surmontées malgré les barrières de la langue (messes en franco/espagnol…).
Après ces quelques jours à la Corogne, nous nous sommes rendus à Madrid pour le festival de la jeunesse où nous avons pris part à des concerts, des temps d’adoration, des conférences... Malgré les difficultés économiques que connait actuellement l’Espagne, l’accueil fut chaleureux. Nous avons pu prendre conscience de la réalité de la dimension planétaire de l’Église à laquelle tendent les Évangiles, en ayant sous les yeux une véritable manifestation d’une mondialisation réussie, une matérialisation de la fraternité, de la solidarité, de la tolérance, où chacun se donne sans faux-semblant ni à priori, au-delà des barrières culturelles et linguistiques. Le bonheur était bien là, palpable, indéniable, objectif : « Tout est possible à celui qui croit » (Mc 9. 23).
En outre, nous avons chacun pu, de manière plus personnelle, approfondir certaines questions grâce aux catéchèses auxquelles nous assistions chaque matin à Madrid. Beaucoup d’entre nous ont notamment été marqués par la catéchèse de Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux, qui, plus qu’un éclaircissement, nous envoya une véritable invitation à témoigner de notre foi avec « fierté, confiance et courage ». Beaucoup retiendront la référence à Jean-Paul II : « la foi s’affermit lorsqu’on la donne ».
La rencontre avec Benoit XVI à Cuatros Vientos fut le point d’orgue, le parachèvement de ces JMJ. Même si beaucoup regretteront de n’avoir pu qu’apercevoir au loin la fameuse papamobile, nous resterons marqués par sa profonde humilité face au Christ, et nous retiendrons de son homélie que si la foi est personnelle, « on ne peut suivre Jésus en solitaire », il faut travailler dans la communion de l’Eglise, au sein de nos paroisses respectives.
Rendez-vous en 2013 à Rio de Janeiro !
Des jeunes pèlerins des JMJ
 
Jeunes retraités ou d’un âge avancé, il est difficile de penser que nous sommes comme des marionnettes, que notre vie est tracée d'avance ou que notre destinée est inscrite dans les astres. Le parcours de vie d’octogénaires de Vallet, rapporté dans les éditions de Ouest-France de cet été, en était la vivante illustration.
Certes, notre vie chrétienne familiale, professionnelle, de citoyen, nos expériences personnelles et collectives, les événements heureux et les déceptions nous ont marqués profondément et ont constitué notre chemin.
Au fil des ans pour les uns, une bonne santé, un travail épanouissant, la constitution d’une retraite, l’abondance des biens, … les a amenés à se faire plaisir : logement spacieux, voyages, loisirs multiples, … Pour d’autres, une santé précaire, une non réussite, de maigres ressources, des échecs successifs, … ont entraîné souvent la précarité, un désarroi, un manque d’espérance …
De plus, un changement des mentalités et des mœurs a pu conduire parfois à plus d’indépendance, d’insouciance au point d’en prendre et d’en laisser : « Profitons de la société de consommation ! »
En toute simplicité, reconnaissons que le chemin suivi s’est trouvé devant des carrefours où il a appartenu à notre liberté de faire des choix. Oui, dans notre vie, il y a eu des moments clés, et à ces moments là, il ne suffisait pas de marcher ou de tenir le volant, il fallait décider vers quel horizon nous choisissions d'aller.
Aujourd’hui, marqués par les ans et une santé fragile, un monde en crise, face à l’avenir, quel chemin s’offre à nous, quelle route emprunter ? Où puiser la force de bien vieillir ?
Dans l'évangile, il nous est relaté un moment où Jésus vit un nombre important de ses auditeurs le quitter: " C’est trop dur à entendre !" Ils n'acceptaient plus de le suivre. Et Jésus demande à ses apôtres :" Voulez-vous me quitter aussi ? " C'est Pierre qui répond: " A qui irions-nous ? C'est toi qui as la Parole, celle qui donne sens à nos vies. "
Aujourd’hui, rien ne doit freiner l’élan vers Celui qui nous a tant donné sans réserve. Prenons le temps « d’avoir le temps », pour accueillir les autres, pour accueillir Dieu.
Si avec des hauts et des bas nous poursuivons notre vie sur cette terre, c’est que nous avons à y faire quelque chose, à y être utiles.
Porter un regard sur les années écoulées pourrait se révéler bienfaisant pour comprendre où nous en sommes et reconnaître ce que nous avons vécu de vrai, de bon, de fraternel, ce qui nous a construit ... Ce regard pourrait également se prolonger dans une prière de merci, d’intercession, pour ceux que l’on a connus, pour ceux qu’on aime aujourd’hui et qui nous accompagnent, etc.
Porter un regard sur les années à venir ne pourrait-il pas être un temps où nous sachions laisser parler Dieu en nous ? Nous serions tout écoute à ce qui, venant de Dieu ou de nos frères, mérite l’accueil et l’attention au plus profond de nos cœurs. Il ne s’agit aucunement de faire d’un tel silence un repli sur soi. Au contraire, voici le meilleur moyen d’être présent à notre monde d’aujourd’hui et à Dieu qui se veut toujours proche des hommes.
Au carrefour, avec des proches, des membres de la communauté chrétienne, écoutons Jésus-Christ : Mon chemin n'est pas d'accès facile, mais il conduit au but ... Il ouvre à l’éternité, au règne de l’Amour.
Père Henri GIRARDIN,
prêtre coopérateur à la paroisse St Vincent des Vignes (Vallet).
 
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