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Il n’est pas une semaine, voire même parfois pas un jour, où nous sont rapportés une parole ou un acte du pape François qui ne cesse de nous étonner par sa pertinence, son actualité, comme par sa simplicité et sa justesse évangéliques. Une récente interview fait le "buzz" (comme disent les jeunes !). Et pour cause. Qu’en en juge à travers quelques extraits parmi tout ce qui m’a frappé et qui insiste sur l’urgence de la mission.

La vocation de l’Église dans le monde

« Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Église aujourd’hui, c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, la proximité, la convivialité. Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol et si son taux de sucre est trop haut?! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures… Il faut commencer par le bas. » Et plus loin : « L’Église s’est parfois laissée enfermer dans des petites choses, de petits préceptes. Le plus important est la première annonce?: “Jésus-Christ t’a sauvé?!”

Débat moral et témoignage de la foi

« Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l’avortement, au mariage homosexuel et à l’utilisation de méthodes contraceptives. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas beaucoup parlé de ces choses, et on me l’a reproché. Mais lorsqu’on en parle, il faut le faire dans un contexte précis. La pensée de l’Église, nous la connaissons, et je suis fils de l’Église, mais il n’est pas nécessaire d’en parler en permanence. Une pastorale missionnaire n’est pas obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à imposer avec insistance. L’annonce de type missionnaire se concentre sur l’essentiel, sur le nécessaire, qui est aussi ce qui passionne et attire le plus, ce qui rend le cœur tout brûlant, comme l’eurent les disciples d’Emmaüs. Nous devons donc trouver un nouvel équilibre, autrement l’édifice moral de l’Église risque lui aussi de s’écrouler comme un château de cartes, de perdre la fraîcheur et le parfum de l’Évangile. »

Foi et incertitude

« Dieu se rencontre dans l’aujourd’hui. (…) Bien sûr, dans ce chercher et trouver Dieu en toutes choses, il reste toujours une zone d’incertitude. Elle doit exister. Si quelqu’un a la réponse à toutes les questions, c’est la preuve que Dieu n’est pas avec lui, que c’est un faux prophète qui utilise la religion à son profit. Les grands guides du peuple de Dieu, comme Moïse, ont toujours laissé un espace au doute. Si l’on doit laisser de l’espace au Seigneur, et non à nos certitudes, c’est qu’il faut être humble. Notre vie consiste à marcher, cheminer, agir, chercher, voir… On doit entrer dans l’aventure de la recherche, de la rencontre, et se laisser chercher et rencontrer par Dieu. »

Père Rémy Crochu

 

En ce temps d’été, chacun de nous exprime son besoin de se remettre des fatigues de l’hiver. Mais de quoi parle-t-on au juste ? L’humoriste anthologique que fut Robert Lamoureux (1920-2011) en a proposé une définition fine et toujours d’actualité dans son "éloge de la fatigue":

Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,

Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,

Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,

Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui, je suis fatigué, Monsieur, mais je m'en flatte.

J'ai tout de fatigué : le cœur, la voix, la rate.

Je m'endors épuisé, je me réveille las,

Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.

Et, quand je m'en soucie, je me ridiculise.

La fatigue souvent n'est qu'une vantardise :

On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !

Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas des tristes lassitudes

Qu’on a, lorsque le corps, harassé d'habitudes,

N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...

Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...

Lorsqu’on n’a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...

Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;

Elle fait le front lourd, l'œil morne, le dos rond,

Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...

Mais se sentir plier sous le poids formidable

Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,

Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,

Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,

Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,

Aider une existence à continuer sa course,

Et pour cela se battre à s'en user le cœur...

 

Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.

Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,

On va aider un être à vivre ou à survivre ;

Et sûr qu'on est le port et la route et le gué,

Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?

Ceux qui font de leur vie une belle aventure

Marquent chaque victoire, en creux, sur leur figure,

Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus,

Parmi tant d'autres creux, il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,

C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes,

C'est le prix d'un labour, d'un mur ou d'un exploit.

Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.

C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,

Et c'est la preuve aussi qu'on vit avec la vie.

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,

J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;

Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,

Et ma fatigue alors, c’est une récompense.

Et vous me conseillez d'aller me reposer !

Mais si j'acceptais là ce que vous me proposez,

Si j'abandonnais à votre douce intrigue...

Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue.

 

Père Rémy

 

Le temps de la trêve estivale tire à sa fin… et maintenant, nous reprenons l’ordinaire de la vie…

Dans quelques jours, les enfants et les jeunes vont rejoindre l’école, les parents vont retrouver la vie professionnelle, les plus anciens leurs activités... Mais, pour un certain nombre, cette reprise va aussi rythmer avec difficulté : recherche d’un travail, angoisse devant la maladie, solitude quand les enfants sont repartis au loin…

C’est cela l’ordinaire de la rentrée.

Mais, pensons-nous à notre rentrée « chrétienne » ? Va-t-elle être frénétique ou va-t-elle être paisible ?

C’est le Pape François dans son discours aux évêques du Brésil qui nous propose une manière d’être dans un « éloge à la lenteur » comme l’écrit le journaliste Jean-Marie Guesnois.

« La recherche de ce qui est toujours plus rapide attire l’homme d’aujourd’hui… Et pourtant on perçoit un besoin désespéré de calme, je veux dire de lenteur. L’Église sait-elle encore être lente : dans le temps pour écouter ; dans la patience pour recoudre et recomposer » ?

Voilà bien un programme que nous pourrions nous appliquer les uns et les autres, non seulement parce que nous sommes l’Église mais parce que nous sommes appelés « à vivre en humanité avec ceux qui nous côtoient ».

Pour y arriver, n’ayons pas peur de reprendre à notre compte cette autre expression du Pape François « la créativité de l’amour » et la laisser s’éclore en plénitude dans le quotidien de nos situations. C’est peut-être ainsi que pourront prendre plus encore sens ces mots de « fraternité » et de « solidarité » que nous avons développés tout au long de la démarche « Diaconia ».

Alors, soutenus par l’Amour, mettant en œuvre la vertu de la patiente lenteur, nous pourrons faire de notre rentrée… un beau re-commencement !

Gérard JUBERT, diacre

 

Au matin de ce doux mois de mai finissant, nous avons arpenté le jardin des sœurs. La vie y reprend dans un jaillissement joyeux de couleurs et d’odeurs.

L’espérance et la joie appartiennent à ceux qui savent encore trouver le temps de s’émerveiller.

La métaphore de la croissance est du reste dans la bouche du Christ : « Le règne de Dieu est comme une graine de moutarde. Quand on la sème, elle est la plus petite de toutes les semences du monde, mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes. » (Marc 4, 31-32).

J’ouvre ici une parenthèse. Les jeunes générations, récemment interrogées par un institut de sondage (certainement pas dans nos contrées, rassurez-vous !), ont montré qu’on sait fort bien discerner ce qu’on entend par « légumes » mais généralement sont incapables de savoir comment on les fait pousser ! Ma métaphore risque donc de n’être pas comprise par eux. Les adultes que nous sommes, pour autant, devrions nous poser quelques questions quant à notre « écoute de la nature » tant il est vrai qu’elle semble ne pas nous avoir enseigné grand chose dès qu’on parle de la vie, de l’homme, de Dieu. Voyez plutôt !

Une plante nait d’une graine qu’on jette en terre. On nous parle d’incarnation, de don du Christ à la terre des hommes ? Nous, nous vivons parfois comme si notre jardin intérieur était vide de Dieu, stérile ou en jachère.

Une plante sort de terre pour s’élever droit vers le ciel, vers la lumière ; c’est comme sa raison d’être. On nous dit que le Christ nous a donné le témoignage d’une vie toute tendue vers le haut, vers le Père ? Nous, nous vivons la tête penchée sur nos besoins immédiats, notre petite vie tranquille et sans vagues.

 

Une plante pousse et grandit nul ne sait trop comment et si miraculeusement. On nous dit que Jésus se reçoit tout entier du Père et fait simplement confiance en s’en remettant à lui ? Nous, nous faisons de tout et de rien une raison d’inquiétude et de découragement.

Une plante est faite pour donner sa fleur et son fruit. On nous enseigne que le Christ ressuscité nous a donné part à son Esprit ? Nous, nous contentons de constater que notre vie ne porte pas de fruits sans nous demander vraiment pourquoi.

Je serais la nature… d’une telle ingratitude de la part des hommes à mon égard, je me vengerais !

Père Rémy

 

Baptêmes, premières communions, mariages, avec les beaux jours, même si le printemps se fait attendre,  ces célébrations nous permettent de vivre des rencontres familiales autour de ces sacrements de l’Église. Car le prétexte pour se réunir en famille, entre amis, c’est bien un sacrement ! C’est-à-dire rendre saint celle ou celui, ceux qui reçoivent de l’amour de Dieu comme une force pour avancer dans la vie.

· Devenir enfant de Dieu et frère de Jésus

· Recevoir le Corps du Christ en nourriture

· Associer Dieu à notre union

Ces sacrements agissent sur ceux qui les reçoivent. Vécus en Église, ils ne peuvent nous laisser indifférents et nous interroger sur nos propres vies. Lors d’un mariage, j’aime à rappeler que l’on ne peut dissocier le temps à l’église du reste de la journée. Ne laissons pas Dieu dans son église, la foi c’est 24h/24 et 7j/7. Si nous voulons être fidèles au Christ, ce n’est pas seulement le dimanche à la messe. Il n’est pas dans le bâtiment mais dans chacun de nos frères. Portons Jésus à l’extérieur dans la rue, dans nos villages, là où nous vivons… Nous y rencontrerons les hommes nos frères et plus particulièrement ceux qui ont besoin de nous.

Des échos entendus de Diaconia 2013 à Lourdes, je soulignerais 2 choses :

· La Fraternité n’est pas une option mais une nécessité : « devant aucun homme, devant aucune femme, devant aucune existence, devant aucune blessure de la vie, nous n’avons le droit de détourner les yeux, nous n’avons pas le droit de désespérer. Nous sommes témoins de celui qui ne désespère jamais » (cardinal André Vingt-trois – 11/05/2013 Lourdes)

· Dieu est pour tous : si nous désirons rencontrer Jésus en chacun de nos frères, ouvrons les portes de nos églises pour accueillir. L’exclusion appauvrit toute la famille humaine. C’est en ce sens que l’accueil de l’autre nous oblige à nous regarder nous-mêmes ; à réfléchir sur notre relation au monde et aux autres.

L’exercice n’est pas facile mais il est salutaire et vital : il nous faut deux poumons pour vivre : l’amour de Dieu et l’amour des autres.

Pierre-Yves CAILLAUD (diacre)

 
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